le pic de bertagne en circuit
jeudi 9 octobre 2008
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Libellés : la sainte baume
paralleles
mercredi 8 octobre 2008
Le clezio l'anti "plus belle la vie".
D'un coté l'hystérie grasse et facile, de l'autre la délicatesse, la retenue.
D'un coté la recherche du sens. de l'autre le sens en kit, tout fait imposé, le sens en boite de conserves, prêtes à ouvrir sans travail, facile.
D'un coté la recherche de la reconnaissance dans une œuvre multiple, à facettes, de l'autre le trop plein, la boulimie. D'un coté la parole faite chair, de l'autre la chair dégoulinante pour qui la parole n'est qu'habillages, manière de meubler.
Alors pour fuir cette hystérie sans complexe je mets mes boules quies et ouvre un roman, ferme mes volets et ma porte.
Et puis il y a ceux qui veulent faire du sport sans efforts,transpirer sans efforts,sans souffrance voila le nouvel idéal.
l'effort facile.voilà un oxymore, soit selon la définition "l'alliance de deux mots de sens contradictoire",la rencontre fortuite de deux termes antinomiques.
Même le clezio s'y est mis avec son nouveau roman les ritournelles de la faim que je m'en vais de ce pas acheter.Tandis que symboliquement je mettrai un voile noir sur ma télé, ce temple de l'oxymore contemporain.
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Libellés : jour après jours
le kilimanjaro voie machame juillet 2001
lundi 6 octobre 2008

je me souviens, je me souviens, la veille nous avions atterri à Nairobi, puis 2 heures de route à tombeaux ouverts, parfois stoppés par des barrages de l'armée, en guerre permanente contre les bandes armées venues de Somalie

La nuit à l'hôtel fut courte dans cette ambiance africaine si particulière. Le taxi hors d'age nous monte par des chemins boueux vers le début de la voie machame

Nous répartissons nos affaires dans les différents sacs, faisons connaissance avec les porteurs. pas de guide Francais, Juste un guide du coin, qui parle Anglais. pas trop causant.

Machame camp, machame hut, shira hut. La première nuit est à 3000 m d'altitude. Le matin je ne suis pas bien. un peu de mal des montagnes. Nausée

Le kilimanjaro reste tapi dans les nuages, se dévoilant parfois. l'ambiance de shira camp est rocailleuse .Je me force à boire beaucoup et à manger. Bientôt je me sens mieux.

Dans la soirée je me promène dans et autour du camp.La plupart sont mieux installés que nous. Nous sommes trekkers au rabais.Les porteurs n'ont même pas de tente. Nous leur passons une de nos tentes.

Après shira hut montée dans la falaise vers barranco hut. Toujours dans la brume.

En passant le kili se dévoile dans une ambiance toujours sombre.

je me souviens de ce passage dans la falaise ou les porteurs passaient, lourdement chargés de nos bagages, certains vêtus de chaussures de ville aux extrémités des orteils trouées. J'ai honte de notre confort d'occidentaux quand j'y repense. Ils n'attendaient que notre pourboire à la fin

Nous marchons dans ces paysages lunaires, emmitouflés dans une brume qui pourrait être celle de n'importe quelle montagne.

que sont ils devenus?, j'ai oublié leur nom sauf celui du chef lawrence ce me semble. il y en avait un qui m'avait pris en sympathie et qui je crois voulait me protéger me trouvant sans doute faible, un grand gaillard de presque deux mètres, toujours gai

mweka camp. Ne restent que les souvenirs.

la forêt primaire dont j'entends encore les cris, dont la vie profuse contraste tant avec l'aridité du sommet.

Retour à Machame camp, après la première journée de marche, l'heure est à l'euphorie.

Je regarde autour de moi, m"imprégnant à jamais de cette ambiance

en montant au dessus de machame

le glacier sous le colde stella qui m'accueille en même temps que l'aube. Les autres hagards ne le remarquent pas, concentrés sur leur envie d'arriver en haut.

Le soleil se lève sur stella point. Il fait moins vingt degrés. Dans 30 minutes il fera vingt degrés

me voilà au sommet de l'Afrique. Je suis au bord du cratère profond de ce volcan

Tout le monde est silencieux écrasé par la beauté les symboles et la fatigue

la langue du glacier mourant déchire encore la pierre du sommet

Un sérac, témoin des neiges du kilimanjaro

Un autres sérac tourmenté qui n'en finit pas de fondre

Le sommet est la, et je cours vers lui

J'attends mon tour pour prendre la pose devant le panneau qui nous dit you are at the top of africa.

au retour stella point comme une étrave qui fend la savane 3000 m plus bas

l'équipe, les porteurs, juste avant le pourboire. Ils attendent et espèrent. qui étaient ils. Ils n'ont rien dévoilé d'eux mêmes et il n'y a eu aucune véritable communication avec eux.

Voilà. II va faloir partir .
diaporama
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Libellés : le kilimanjaro













